Une recette facile, nourrissante et complète à faire durant ta phase lutéale.
Ingrédients
Taboulé au blé intégral (j’utilise la marque Napolis)
Une légumineuse au choix: haricots rouges, lentilles brunes ou haricots blancs
Une herbe au choix: coriandre, persil, menthe, basilic
Deux carottes moyennes
Graines de sésame
Pour la sauce: Huile d’olive, citron, tahini, vinaigre de cidre de pomme, sel, poivre, une gousse d’ail, de l’eau
Préparation
Cuire votre taboulé quelques minutes dans de l’eau frémissante, égouttez et réserver
Rincez vos légumineuses à l’eau (si vous prenez l’option boîte de conserve) ou les faire cuire en avance
Hâchez les carottes dans un robot ou avec une mandoline
Hâchez vos herbes de choix au couteau
Pour la sauce, mélangez dans un petit bol tous les ingrédients, prenez le temps de tester et ajuster au goût les quantités d’huile/vinaigre/citron
Dans un grand bol mélangez le tout et servir en accompagnement ou en repas complet
Saupoudrez vos graines de sésame sur le dessus!
Pourquoi ce taboulé pour ta phase lutéale:
Riche en fibres: Les fibres jouent un rôle clé dans le processus de détox en facilitant le transit intestinal et en aidant à l’élimination des œstrogènes par les selles. Elles favorisent le mouvement des déchets dans les intestins, ce qui contribue à un transit régulier et efficace. L’excès d’oestrogènes est responsable de l’abondance des règles, des douleurs menstruelles, de l’endométriose, fibromes, SPM syndrome prémenstruel et plus encore. Mangez assez de fibres, surtout durant la phase lutéale supporte le corps dans le processus d’élimination de l’excès d’oestrogènes. Où est ce qu’on retrouve les fibres ? Dans les céréales complètes, les légumineuses, les légumes, les fruits etc.
Un apport en bons glucides: Après l’ovulation, notre métabolisme requiert plus de calories (entre 80 à 280 calories) que durant les autres phases du cycle. Pour répondre intelligemment à ce besoin, et éviter les rages de sucre, on veillera à manger suffisamment, à ne pas réduire son apport en glucides mais à privilégier les aliments à index glycémique bas tels que les céréales complètes, les légumineuses et les noix oléagineuses.
Seed cycling: Les graines de sésame contiennent de la vitamine B6. Cette vitamine peut agir sur des symptômes tels que l’anxiété, l’irritabilité et la tension nerveuse prémenstruelle. Les graines de sésame sont fortement conseillées en Ayurveda dans la phase lutéale: elles soutiennent l’équilibre hormonal en boostant la production de progestérone.
Léger et complet: Cette recette, en plus d’être délicieuse, est parfaite pour l’été: elle est nourrissante tout en étant facile sur le système digestif (à moins d’avoir un terrain inflammatoire au niveau des intestins vous empêchant de bien digérer les fibres). Ce taboulé est complet sur le plan macro: glucides, protéines et bons gras en plus d’avoir une diversité de vitamines et de minéraux, essentiels pour le bon fonctionnement du cycle hormonal.
Les eaux florales sont obtenues par distillation des plantes à la vapeur d’eau. J’avais envie de partager avec vous mes hydrolats préférés et qui m’aident à m’apaiser au quotidien.
Je les utilise tout au long de mon cycle mais certaines sont des bonnes alliées durant ta phase folliculaire et d’autres pourraient te soutenir durant ta phase lutéale.
Phase folliculaire (Jour 5 à 14 environ): Énergie montante (+Yang)
Camomille
Romarin
Phase lutéale (Jour 16 à 28 environ): Énergie descendante (+Yin)
Géranium
Marjolaine à coquilles
Phase folliculaire / Printemps intérieur / Archétype: Jeune Fille
Camomille
Asperger de l’eau de camomille sur le visage au réveil, au coucher et après mon skincare, c’est un must durant l’été. Pour moi, l’eau de camomille, c’est comme un baiser sur le front. Elle est apaisante pour la peau du visage mais aussi pour notre âme d’enfant. Il y a quelque chose de doux et tendre dans l’esprit de la camomille, elle nous invite à contacter notre enfant intérieur et à se prêter au jeu, simplement pour le plaisir de jouer.
Voici une habitude facile à prendre: de l’eau de romarin aspergée sur la tête et les cheveux après le bain, ou à n’importe quel moment de la journée pour se rafraîchir et se vivifier l’esprit. L’eau de romarin allège l’esprit mais booste aussi concentration et mémoire. Le romarin te soutient pour maintenir un esprit vif et allumé.
Établir une relation avec une plante, qu’elle soit sous sa forme naturelle, ou à travers une extraction, nous met en contact avec l’esprit de la plante, au delà de ses bienfaits moléculaires.
Ça ne fait pas si longtemps que j’ai crée un lien avec la marjolaine. Au départ, son arôme assez inhabituel m’a repoussé pour ensuite devenir une habitude à laquelle je ne peux me passer. Connue pour stopper l’anxiété générée par les pensées répétitive, l’eau de marjolaine agit comme un passeur vers le sommeil. Je l’utilise tous les soirs avant de dormir, aspergée sur mon oreiller.
Durant ta phase lutéale, tu es plus vulnérable au stress, la marjolaine est une très bonne alliée pour détourner les pièges du mental qui nous font ruminer.
Ma marque préférée: Les jardins de Sidi Amor
Géranium
Je connecte profondément avec le géranium et son eau. Mes ancêtres l’ont distillé et utilisé durant des générations, alors naturellement, mes cellules y trouvent résonance. Pour moi, l’eau de géranium c’est comme un doux câlin ou une caresse de ma grand-mère. Elle m’amène un sentiment d’amour diffus dans la poitrine et embaume mon aura de douceur lorsque j’en ressens le besoin.
Je vous invite à explorer par vous mêmes ces bienfaits en en faisant des gestes intentionnels et ritualisés.
En Ayurveda, l’été est la meilleure saison pour profiter de la médecine des fleurs car elles allègent le corps et l’esprit.
Melyena Mag consacre ce mois de Mai à la ménarche.
Définition:
Du grec ancien, composé de μήν, mên (« mois ») et de αρχή, arkhê (« commencement »). La ménarche est la période des premières menstruations, c’est-à-dire la première fois où, dans le cycle ovulatoire, une femme a ses règles.
Quelle transmission reçoit-on à la ménarche?
La ménarche marque le grand passage de l’enfance vers la puberté, un grand tournant dans la vie des jeunes filles. La ménarche est un passage souvent passé sous silence, sans célébration ni transmission. Ce vide se remplît alors petit à petit avec l’expérience directe, confortable ou douloureuse, et l’information trouvée dans les magasines pour adolescentes, les films, les conversations entre amies et d’autres canaux d’informations (aujourd’hui les réseaux sociaux).
Dans le vide de ce passage, on apprend vite à cacher, à avoir honte, à taire les inconforts et à ignorer son cycle. On dit que la manière avec laquelle nous vivons ce premier passage colore la façon avec laquelle on perçoit et vit notre cycle menstruel notre au long de notre vie.
Qui joue un rôle dans ce grand passage?
La famille, particulièrement les figures féminines: mère, tantes, grand-mères
Les amies et copines de classe
Médias et réseaux sociaux
Livres et magazines pour ados
École
« Présenté et accueilli par la famille comme un signe de féminité et de maturité, cet événement agit sur la définition que les filles se font d’elles- mêmes et de leur statut et implique pour elles des changements d’actions et d’attitudes. Par conséquent, les premières règles possèdent une place fondamentale dans l’entrée dans l’adolescence alors même que cet âge de la vie est surtout défini par ses codes culturels. » Mardon, A. 2009). Les premières règles des jeunes filles : puberté et entrée dans l’adolescence. Sociétés contemporaines, 75(3), 109-129.
« Every family has an opportunity to break the cycle of period shame by starting within their own home. » Chantal Blake, Menstrual health educator and writer
Émotions, souvenirs, impressions
Quelles émotions sont ressenties à la ménarche?
Surprise, gêne, honte, joie, anxiété, détresse, tristesse… autant d’émotions que d’expériences selon l’environnement dans laquelle baignait la jeune adolescente, le degré de préparation et d’accompagnement reçus.
« La psychologie du développement, qui a fait des premières règles un indicateur du développement pubertaire, au sens biologique du terme, s’est intéressée à l’expérience de la ménarche. Elle a montré qu’il ne s’agissait pas d’un événement traumatisant pour une majorité de jeunes filles, à l’exception de celles peu informées et précoces par rapport à leurs camarades. »
(2009). Les premières règles des jeunes filles : puberté et entrée dans l’adolescence. Sociétés contemporaines, 75(3), 109-129.
Inès, que j’ai interviewé dans le projet ‘Period Talk’ confie que sa ménarche s’est passé dans une sorte de silence, car elle ne l’a même pas dit à sa meilleure amie. L’arrivée de la ménarche fut accompagnée par la conscience soudaine de devoir dorénavant jeûner durant ramadan. Sa mère a été témoin de ce passage, mais n’a pas invité la discussion et n’a pas offert de support: « elle fait la classe morte ». C’est le sentiment d’être livrée à soi-même. Inès dit qu’elle aurait aimé que sa mère mène la discussion. Elles avaient pour rituel d’aller se baigner ensemble et à partir de la 8eme année, le rituel s’est arrêté.
Est-ce que tu aurais souhaité recevoir un meilleur accompagnement? Vos témoignages
« Oui définitivement. Mes parents n’avaient pas forcément les ressources ni les aptitudes en communication pour m’accompagner…»
« Oui surtout comment calmer les douleurs naturellement et pas avec de l’antadys! »
« Pas nécessairement , en revanche c’est maintenant que je souhaite comprendre mon rapport à mon corps à mes règles ainsi que les associer savoirs et pratiques anciennes.»
« Oui. Des ressources pour explorer seule. J’aimais lire dans les encyclopédies. Des images, des textes descriptifs, des illustrations…»
Quel type de représentations se fait-on du cycle menstruel lorsque l’on a pas reçu d’accompagnement ou de transmission?
“On entend que c’est sale” explique Inès, c’est vécu avec dégoût et honte, surtout à l’adolescence, par exemple éviter de jeter ses serviettes par gêne, les mettre dans un sac pour les jeter après car il ne fallait pas laisser de trace”.
Myriam se confie à son tour. Elle utilise des mots comme “troublant” et “choquée” pour décrire sa première réaction à la vue du sang menstruel. « Maman riait, ‘benti wallet mra‘…la vue du sang est traumatisant ». C’est le sentiment d’une étape franchie et d’un impossible retour en arrière avec beaucoup d’anticipations: « Est-ce que ça va changer ma vie? Est ce que je pourrais continuer à être active ? ». Pour cette sportive, le sentiment qu’un handicap vient de se poser : le port de la serviette.
Une ménarche célébrée et transmise
Pourquoi célébrer (littéralement ou symboliquement) la ménarche? L’empreinte d’une première expérience positive teinte grandement le rapport que l’on a avec un phénomène. Laisser une empreinte psychologique positive associée à des émotions comme la joie et la fierté, façonne le rapport que la jeune fille et ensuite la femme vit son corps et son cycle.
« A menstruation celebration, for example a first moon party, or period party, celebrates menstruation. Different cultures and communities across the globe celebrate Menarche (first period).This practice is followed by Apache, Ojibwe and Hupa tribal communities from different parts of North America, Ulithi tribe from South Pacific region, Japan, Africa, and India among others. »
Wikipedia contributors. (2025, April 9). Menstruation celebration. In Wikipedia, The Free Encyclopedia.
Le village joue un rôle très important quant aux types de représentations véhiculées aux jeunes filles sur leurs menstruations (la notion d’impureté est apprise). Toutefois dans l’intimité, les études ont montré que le rôle de la mère est capital. Une transmission saine et une parole libérée contribuent à nourrir une image saine et positive qui désamorce la honte et le dégoût.
« However, most of our ideas about menstruation come before a lesson in school. The cycle we know first is the cycle that brought us into being – the bleeding of our mother. How she feels, shifts and lives with her own monthly period serves as an introductory lesson, setting expectations to share or conceal, to slow down or push through, to rejoice or to lament. » Chantal Blake, Menstrual health educator and writer
« The results showed that, from the perspective of teenage girls, the preferred source of information about the process of puberty, menarche, and menstruation was the mother in all studies at 60% (Iran 57%, and other countries 66%). According to the findings of this study, it is essential that health professionals and officials of the ministry of health train mothers about the time, trends, and factors affecting the start of puberty using a multi-dimensional approach that involves religious organizations, community groups, and peer groups. » Sooki Z, Shariati M, Chaman R, Khosravi A, Effatpanah M, Keramat A. The Role of Mother in Informing Girls About Puberty: A Meta-Analysis Study. Nurs Midwifery Stud. 2016 Feb 20;5(1):e30360.
Fête de Ambubachi Mela en Inde
Conclusion:
De quoi les jeunes filles ont-elles réellement besoin de recevoir à notre époque ? Si un rituel est trop complexe à mettre en place pour la maman et les figures féminines autour d’elle, qu’est-ce qu’on peut dire de la présence, du réconfort, des mots bienveillants? Et si on les préparait aux changements auquel leurs corps fait face? Et si on leur racontait comment ça s’est passé pour nous? Et si on mettait à leur disposition des outils de connaissance de soi pour qu’elles puissent cheminer avec curiosité et autonomie?
Et arrivées à l’âge adulte, est-ce qu’il est trop tard pour les femmes dans leur vingtaine, trentaine ou quarantaine de combler ce vide laissé par la ménarche? À mon humble avis, il n’est jamais trop tard pour comprendre le fonctionnement de son corps, découvrir ses rythmes intérieurs et de réveiller la sagesse qui sommeille en nous.